Qui êtes-vous ?

Pour raconter au jour le jour ce qui se passe autour de mes romans, pour faire partager mes lectures, pour parler d'inspiration et de pages blanches, pour recevoir vos avis et critiques, j'ai créé ce blog. Vous pouvez tous y laisser un commentaire, même ceux qui n'ont pas de blog, il suffit de cliquer, après avoir écrit un message, sur le curseur (petite flèche) puis de cliquer sur "anonyme" en bas de la liste.

dimanche 8 novembre 2009

Je le fais!

J’y pense depuis longtemps et je ne le fais pas.
Bon. Je le fais alors !
D’abord je voulais m’excuser d’avoir quitté mon blog brusquement, sans explication si ce n’est celle d’écrire un nouveau roman. Je pensais y revenir très vite, et…
Je me suis beaucoup interrogée sur la façon dont je tenais ce blog, la place qu’il prenait dans ma vie quotidienne, la tension qu’il provoquait en moi, cette façon que j’avais de me demander plusieurs fois par jour : Est-ce que je peux parler de ça, tiens, est ce que ce sujet intéresserait quelqu’un, n’est ce pas trop personnel, ou trop triste, ou au contraire trop superficiel ? Parfois je n’écrivais pas, et je me culpabilisais car je savais qu’il était visité régulièrement. Parfois j’écrivais et je me culpabilisais de n’être pas assez présente à mon quotidien. Une fois, je me suis même empressée de quitter un salon du livre pour aller consulter mon blog ! Je venais de croiser des lecteurs enchantés, et je me demandais si j’avais reçu des messages !
Je crois que je suis trop compliquée pour tenir un blog…
J’ai aimé cette expérience qui m’a permis de très belles rencontres.
Certains, j’en suis sûre se disent « Elle a fait la promo de son livre et elle est partie ». Ce n’est pas faux : Ce blog a été un outil qui a aidé à faire connaître "Dis oui, Ninon". Il pouvait la servir ou la desservir. Le soutien des blogueuses a été extraordinaire, et je sais que mon livre a trouvé sa place en librairie grâce, entre autres, à cet engouement. Il y a eu un petit mot sur le JDD à ce sujet. Et le bouche à oreilles a pris la relève.
Mais je ne suis pas partie pensant que le temps de promo venait de s’écouler. Il y avait encore beaucoup à dire et à faire pour Ninon, et la promo pouvait continuer encore longtemps. La première raison était très matérielle : je déménageais et n’avais plus d’accès à Internet. Puis, avec le recul, j’ai pris conscience de ma confusion dans le rapport que j’avais à mon blog.

Je suis une auteure comblée, Ninon a existé, elle n’a pas disparu en moins de 2 mois et passera en poche au mois de mars, en même temps que la sortie de « D’où je suis, je vois la lune » qui a été, du coup, repoussée.
Date de sortie : LE 9 MARS
Ce que je peux dire 8 mois après la parution de mon premier roman : Ma vie n’a pas vraiment changé ! J’ai fait de très belles rencontres, j’ai découvert l’univers des salons du livre, j'ai côtoyé des libraires, je ne vais plus systématiquement à la fnac faire mes achats, j’ai tremblé en lisant des critiques, j’ai répondu à des questions sans réfléchir. Mais ce qui m’a le plus touchée a été les rencontres avec les lecteurs, la façon dont, souvent, ils se dévoilent comme si on se connaissait depuis toujours. J’ai particulièrement apprécié le contact avec des jeunes lecteurs, ce qui m’a aussi donné envie d’écrire pour eux.
L’inspiration est plus difficile à retrouver aujourd’hui. Avant j’écrivais pour moi sans me poser de question, maintenant je connais les visages (et les exigences) de quelques lecteurs et j’ai une trouille terrible de les décevoir !
Sinon, j’ai créé un nouveau spectacle jeune public « La fleur et le chardon », un spectacle humoristique sans aucune parole.
Voilà…
Pour finir, je voulais remercier toutes celles et ceux qui ont écrit sur Ninon. Quand certains ont ri, d’autres ont perçu de la gravité à mon récit. Certains se sont demandés quelle en était la part autobiographique, d’autres se sont plongés dans l’irréel. Je lis toutes les chroniques mais n’ose pas mettre de commentaire. Je suis toujours très touchée.
Voici celles que j’ai répertoriées, si vous en connaissez que j’ai oubliées, faites m’en part.
N’hésitez pas à venir aux nouvelles, à m’écrire un mail, je réponds toujours.
Alors, encore, un immense MERCI, et à bientôt !

http://tournezlapage.canalblog.com/archives/coup_de_coeur/index.html http://passemot.blogspot.com/2009/03/dis-oui-ninon-maud-lethielleux.html
http://mamancelib.over-blog.com/article-28997402.html
http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2009/03/04/12799192.html
http://depagesenpages.canalblog.com/archives/2009/04/07/13297198.html
http://de-page-en-page.over-blog.com/article-31059338.html
http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-30853365.html
http://lettres-expres.over-blog.com/article-29143700.html
http://www.mercipourlechocolat.fr/2009/05/03/dis-oui-ninon-roman-maud-lethielleux/
http://dunlivrelautre.blogspot.com/2009/03/dis-oui-ninon-de-maud-lethielleux.html http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/19780
http://hambreellie.blogspot.com/2009/05/dis-oui-ninon.html
http://www.autourdelau.be/2009/05/08/de-ninon/
http://livresarrajou.blogspot.com/2009/03/dis-oui-ninon.html
http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2009/04/21/dis-oui-ninon.html
http://caroline.over-blog.fr/article-30651124.html
http://leslecturesdenath.over-blog.com/article-28702339.html
http://meria.canalblog.com/archives/2009/10/09/15362832.html http://elfique2.canalblog.com/archives/2009/03/06/12840474.html
http://insatiable-lectrice.over-blog.com/article-29402130.html
http://misscultura.canalblog.com/archives/2009/04/08/13306236.html
http://www.macuisinerouge.com/archive/2009/04/20/de-l-art-du-fromage-de-chevre-m-lethielleux.html
http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2009/03/09/12885731.html
http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2009/02/dis-oui-ninon-maud-lethielleux.html
http://lalleedesmots.canalblog.com/archives/2009/03/18/13021516.html
http://pralinerie.blogspot.com/2009/08/dis-oui-ninon.html
http://leslecturesdemarie.free.fr/Litterature/Litteraturefran%E7aise/disouininon.html
http://antigonehc.canalblog.com/archives/2009/03/04/12788315.html
http://sylire.over-blog.com/article-28919274.html
http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-29373545.html
http://georgesandetmoi.hautetfort.com/archive/2009/03/19/dis-oui-ninon-de-maud-lethielleux.html
http://lemonderomanesquedeslettresconstellees.over-blog.com/article-29293795.html
http://chroniquesdasteline.blogspot.com/2009/04/dis-oui-ninon.html
http://www.lapageculture.com/
http://laculturesepartage.over-blog.com/article-28099962.html
http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2009/04/page-ouverte-maud-lethielleux-auteur-de.html
http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/05/dis-oui-ninon-maud-lethielleux.html
http://karineetseslivres.over-blog.com/article-dis-oui-ninon-maud-lethielleux-38267133.html
http://ladybirdisms.blogspirit.com/archive/2009/06/28/maud-lehielleux-dis-oui-ninon.html
http://liliba.canalblog.com/archives/2009/09/24/15054207.html
http://lutecewoman.blogspot.com/2009/02/maud-en-stock-debut-2009.html
http://lutecewoman.blogspot.com/2009/03/la-maud-de-chez-nous.html
http://arcetciel.canalblog.com/archives/2009/08/12/14396313.html
http://motsdesoie.canalblog.com/archives/2009/11/07/15711592.html
http://celsmoon.over-blog.com/article-32043250.html
http://blogs.elle.fr/sophielit/2009/10/26/dis-oui-ninon-maud-lethielleux/
http://booki-net.blogspot.com/2009/05/dis-oui-ninon-maud-lethielleux.html
http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/06/ninon-la-truculente.html http://pralinerie.blogspot.com/2009/08/dis-oui-ninon.html
http://motamots.canalblog.com/archives/2009/05/31/13770625.html#comments
http://cendre-a-bulles.over-blog.com/article-36221893.html
http://www.leslecturesdemartine.com/article-34113836.html
http://www.cathulu.com/archive/2009/03/04/dans-ma-cabane-j-etais-une-princesse-sur-le-goudron-je-suis.html
http://lesfanasdelivres.canalblog.com/archives/2009/07/08/14177966.html

vendredi 12 juin 2009

Bon.

A l'été du livre de Metz tout s'est très bien passé. De nombreuses rencontres et d'échanges et l'impression que Ninon continue son petit bout de route. Huit heures aller et retour aussi pour faire le point avec moi même. J'ai toujours aimé les longs trajets en voiture, c'est là que souvent l'inspiration est venue.
J'ai pensé à ce blog aussi que je délaisse ces derniers temps. Parce que je n'ai pas de connexion à Internet dans mon nouveau lieu de vie, mais aussi parce que je ne me sens pas à la hauteur de tout ce que l'on me donne, une attention et un encouragement permanents que je ne sais pas honorer. Souvent même je ne réponds pas, et ma tendance à la culpibilité en profite bien pour me titiller.
Et j'ai décidé d'écrire un nouveau roman, j'ai même commencé, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce que ça vaut, le début est toujours difficile, l'impression que ma confiance s'est complètement évaporée et qu'il me faudra beaucoup de temps et d'énergie pour la toucher à nouveau, pour croire en moi, pour baillonner mon petit juge (comme m'a dit très justement un auteur) et me laisser aller sans plus me poser de questions.
Et parallèlement, je me penche sur mon roman à paraitre en janvier ou février prochain "D'où je suis je vois la lune", écrit l'hiver dernier et dont je vous ai déjà parlé.
Alors voilà, je vais laisser mon blog pour quelques temps. Mon adresse mail est toujours visible sur "consulter mon profil", n'hésitez pas à m'envoyer un mail si vous en avez envie.
Encore une fois, je vous remercie toutes et (aussi quand même!)tous.
Dis oui, Ninon a trouvé sa place grace au bouche à oreilles et aux nombreuses chroniques sur vos blogs. Pour cette raison, mon roman est toujours en librairie, alors... mille fois merci...
A tout bientôt!

vendredi 5 juin 2009

Départ pour Metz

6H30 ce matin , départ pour l'été du livre Metz, quelques huit heures de route m'attendent.
Y serez-vous?
Ces temps-ci, je n'ai plus de connexion à Internet. Je reprends pieds avec le réel...
Bon week-end à vous!

jeudi 28 mai 2009

Pause travaux!

Ces jours-ci j'ai les mains dans le plâtre, pas d'internet, les cheveux dans la poussière... Une façon comme une autre de faire le point, de laisser l'inspiration revenir, de bien poser les pieds sur terre pour être mieux m'envoler.
J'aime bricoler, faire le gros oeuvre, ce qui ne nécéssite ni connaissances ni intelligence, et transformer un espace, m'y projeter et évidemment imaginer tout ce que je pourrai y faire et y écrire... On peut bien rêver!
Bientôt je vais reprendre les corrections de mon prochain roman "D'où je suis je vois la lune", j'ai hâte.
A bientôt!

vendredi 22 mai 2009

Par hasard, je viens de découvrir une chronique très détaillée de Sylvie sur son blog Lectures et autres (avec une vidéo où j'ai une drôle de tête...) , et celle de Jules qui se livre là-bas de l'autre côté, au Québec. Et en Belgique, sur le blog Autourdelau, un petit mot couleur framboise.
Et une découverte sur le blog de Nina : De pages en pages.
Amandine en parle aussi dans son monde romanesque.

Et pour ceux qui veulent revoir la vidéo de France 3, c'est ICI.
Dis oui, Ninon est paru il y a 2 mois et demi, d'autres nouveautés ont besoin de place, petite appréhension qu'il disparaisse déjà...
Quel vide laissera Ninon après son départ?
Retrouverai-je cette complicité avec un autre personnage?
Serai-je capable de ne pas me répéter?

jeudi 21 mai 2009

Il s'appelle Patrick, professeur de français, il met un point d'honneur à acueillir des auteurs dans l'amphi de son lycée. Il prépare tout, et surtout ses élèves, il angoisse avant l'entrée de l'auteur, les élèves font une ovation... Et cette fois-ci, l'auteur, c'était moi. Je savais que la rencontre précédente avec Chloé Delaume s'était merveilleusement passée, qu'aurais-je à dire avec ma petite expérience d'auteur?
Et bien, on parlé de tout, de Ninon mais aussi de tout ce qui tourne autour : Education, hyper consommation, écologie, tolérance, musique, voyages...
J'ai aimé aborder le thème de la consommation avec ces adolescents très concernés par le sujet et parler de liberté, d'oser faire malgré le regard des autres et la peur ambiante. Je leur ai raconté mon adolescence quand j'ai quitté l'école en tout début de terminale pour partir en voyage, que je suis revenue avec un bébé, et finalement que j'ai passé mon bac en candidat libre, obtenu grace aux langues vivantes et à la philosophie de la vie. Madame le proviseur et de nombreux professeurs étaient présents, tout en parlant je me demandais comment mes propos allaient être interpretés. Après la rencontre, madame le proviseur m'a dit avec un grand sourire : C'était très bien, très spontané!
On a parlé musique, les lycéens voulaient tout connaître de mes goûts, ils ont applaudi quand j'ai parlé de Dub et de reggae. Enfin, on a quand même et avant tout beaucoup tourné autour de Ninon et de mon enfance, d'écriture et d'auteurs, et de lecture.
Qu'ont-ils retenu de cette rencontre?
Quelques élèves studieuses sont venues demander ensuite une dédicace, très intéressées, curieuses, intimidées, proches du professeur. Elles s'appellaient Khristina, Nacera... Petites étrangères sensibles à notre langue.

lundi 18 mai 2009

Russie, Corée, Le Monde!

D'abord il y a eu un bel article dans Le Monde, celui de vendredi dernier... qui m'a fait d'autant plus plaisir que je ne m'y attendais pas.
Et puis après Le Monde, le tour du monde (enfin presque...), une traduction en Russie donc, et une en Corée.
Evidemment ça fait plaisir et surtout je suis rassurée de savoir que Ninon, quoi qu'il arrive en France, continuera sa route. C'est à ça que je pense quand j'apprends qu'il sera traduit, je me dis : D'autres vont partager cette histoire avec moi.
Et aussi une jolie chronique chez Shalima sur son blog "Merci pour le chocolat" dont j'apprécie l'univers visuel et les photos lumineuses.
Et puis je voulais vous dire : Si j'ai moins écrit ces derniers temps, ce n'est pas par désintérêt, ou pire : à cause d'une tête trop grosse et de chevilles enflées, non, c'est simplement qu'un petit cafard m'avait foutu le bourdon, et je n'avais pas trop envie de vous en faire profiter. Comme quoi, succès ou non, le moral reste sensible, rien ne change, et surtout pas les humeurs!

Intense!

Que dire de ces 5 jours de folie?
Evidemment, je vais résumer... Alors que garder?
Mercredi après midi, je suis allée au RDV à Bayard presse pour une émission sur RCF, j'étais invitée avec un auteur auteur Marie-Gabrielle Duc dont le premier roman "La remorque rouge" vient de sortir, Elise Fisher nous a accueillies. Ambiance détendue, essais de micro, on a parlé une petite heure de nos 2 romans qui abordent l'enfance. Marie-Gabrielle Duc a analysé son roman de A à Z, de façon très précise, références littéraires à l'appui, elle l'a décortiqué savamment. Quand à moi, ben, j'ai parlé de Ninon, hein! Elise Fisher exprimait son enthousiasme, et ça m'a rassurée. Parler de boue et de crottins de chèvre dans les locaux vitrés de Bayard presse est un exercice qui m'a plu, même si plusieurs fois j'ai eu l'impression de me répéter, de mal articuler, de parler trop vite avec ma voix que je n'aime pas écouter quand elle soubresaute d'excitation. Voilà, voilà...
Si vous avez des questions, si un détail vous manque dîtes-moi!
Après une courte nuit chez des amis dont l'adorable bébé vit la nuit, j'ai passé la journée en banlieue, entre embouteillages et Fnacs (un "s", car 2 fnac), une expérience assez stressante, où le soir pour aller de l'une à l'autre, après des kilomètres de bouchons à cause d'un accident, j'ai fini par traverser tout Paris intra muros, pour arriver juste à temps, quand le coktail démarrait. C'était une soirée adhérents number one, champagne, petits fours, discours, concerto de violons et accessoirement dédicaces. Peu de signatures mais une ambiance sympa, et le stress qui enfin me filait entre les doigts.
Courte nuit bis dans un petit hotel où un groupe de footballeurs juniors avait décidé de ne pas dormir avant le match. Et départ à Reims pour une longue journée toute en rencontres et... La suite un peu plus tard! Je dois filer, je travaille sur un nouveau spectacle, 2 jours de répétitions m'attendent...

dimanche 17 mai 2009

De Loudéac

Un petit mot de loudéac, de l'hotel où je suis arrivée cette nuit après une rencontre très sympa, un café littéraire à Blois avec Camille de peretti. Ma semaine marathon touche à sa fin, je suis fatiguée mais aussi bien reboostée, envie d'écrire et de mieux m'occuper de Ninon. Envie aussi de reprendre le contact avec mon blog et avec vous à travers lui.
Je vous laisse, je file au palais des congrès... Serez-vous là?

mercredi 13 mai 2009

Aujourd'hui

L'émission sur RCF est finalement à 16H00 cet après-midi.
Je file!

mardi 12 mai 2009

Petite pause

Je pars pour quelques jours, une émission à RCF demain vers 14H30, puis le lendemain la Fnac de Parly et celle de Rosny (timing très serré entre les 2), puis le lendemain à Reims, une rencontre avec des lycéens, puis une séance de dédicaces à la Fnac, puis la soirée adhérent, le lendemain encore, à Blois un café littéraire avec Camille de Peretti puis une signature et on file sur Loudéac au salon du livre dimanche.
Difficile pour moi de suivre le blog ces temps-ci. Alors je préfère faire une petite pause...
A bientôt!

samedi 9 mai 2009

Première télé

On m'a appelée jeudi pour une télé le lendemain. C'était hier à Itélé à 19H45, la page culture avec Colombe Schneck. J'étais sur l'île d'Yeu, on a pris le bateau du retour aussitôt puis hier la voiture. 4 Heures pour me préparer à cette première expérience. A quoi ressemble un plateau télé? Et si j'ai un gros bug, que je perds mes mots, si j'oublie le titre de mon roman, et si je commence une phrase et qu'au beau milieu je ne sais plus ce que je suis en train de raconter?
En arrivant, après un pique-nique succint sur un banc, je me suis dirigée vers les impressionnants batiments de verre et de béton. Une femme toute de noire vêtue écrasait un filtre de cigarette. J'ai pensé : Je suis habillée trop coloré (je n'avais pas eu le temps de me changer), je fais vraiment provinciale avec ma grosse écharpe de laine, ma veste rouge et ma jupe aux genoux.
Moquette, écran géant, canapé cuir, après une eau pétillante, on m'a appelée au maquillage. J'ai demandé s'ils pouvaient me maquiller sans que ça se voit, la maquilleuse a eut l'air surpris et a fait : Ok. Bon. On va faire un faux naturel. Crème, poudre, fond de teint, recrème teintée, regard oblique, c'est compliqué le naturel!
Colombe Schneck est arrivée, très enthousiaste, un peu pressée, elle venait de lire Ninon, elle avait aimé (ouf). On a parlé pendant son maquillage, puis pendant le brushing. Elle m'a rassurée : Maud, on fait comme on vient de faire, sur le plateau c'est pareil, d'accord?
C'était l'heure, on a patienté dans une salle pleine d'ordis, j'ai croisé des femmes blondes habillées en noir et un beau noir habillé en noir, j'ai remarqué une tache de peinture sur pull vert. C'était l'heure, Colombe m'a pris par le bras, 30 secondes pour s'installer.
A quoi ai-je pensé? J'ai essayé de me rassurer : On est le 8 mai, personne ne regarde I télé le 8 mai à 19H45. J'ai aussi pensé à mon déjeuner du midi. On pense à des choses bizarres juste avant d'entrer pour la première fois sur un plateau télé...
Et c'était parti, et c'est passé très vite, les 2 animatrices me souriaient avec bienveillance, Colombe Schneck avait choisi des extraits à commenter, j'ai essayé d'être dans le texte de Ninon pour en restituer l'énergie, comme si, finalement, Ninon parlait de sa vie, et c'était déjà fini.
En sortant, Colombe a demandé aux maquilleuses : Alors, c'était bien?
Elles ont répondu : On n'a pas écouté mais... vous étiez belles toutes les deux!
Voilà, c'était mon premier et j'ai déjà pris le goût de la télé. Tiens, même, si ça se trouve, un jour j'en acheterai une!

dimanche 3 mai 2009

En vrac

Hambre Hélie que j'ai rencontré à Morlaix parle de Ninon avec candeur. Elle découvre la blogosphère des lectrices, fîtes lui signe!
Je viens aussi de découvrir (avec joie!) le billet de Florinette, et celui de Chiffonnette.
Quand à Sylire avec qui j'ai longtemps papoté hier, elle a fait un compte rendu de notre rencontre à Morlaix.
Et Patricia a gouté, dans sa cuisine rouge, quelques fromages de chèvre moulé par Fred et Ninon.
J'ai rencontré Aifelle aussi à Rouen, comme au salon du livre de Paris, on a trouvé matière à partager... (en plus des petits sablés qu'elle m'a acheté pour m'éviter une crise d'hypoglycémie)
Savoir qu'on en parle avec tant de bienveillance me rassure beaucoup.
Merci les filles!

samedi 2 mai 2009

Un petit mot rapide de Morlaix, où je signe aujourd'hui. J'écris du bureau de Géraldine, la libraire accueillante de Dialogues.
Ce matin, Sylire et Hambre sont passées, on a papoté toute la matinée.
J'ai plein de choses à vous dire, je voudrais vous décrire ma visite à Alternantes où j'ai enregistré, et aussi celle de France-inter et vous raconter Rouen. Le temps me manque, je me disperse. J'y pense et je n'oublie pas.
Ici à Morlaix, c'est très calme. Ninon vit sa vie, je la laisse faire.
Hier, j'ai revu le film "Le premier jour du reste de ta vie", évidemment j'ai pleuré, j'aimerais en parler aussi. Et puis je lis "Les fables de l'Humpur" de Pierre Bordage, c'est beau, l'écriture est généreuse, je découvre un auteur et son style, une nature très présente et un ton de conteur sensible.
Merci pour tous vos messages. Ce blog, j'ai envie de le continuer. Peut-être y serai-je moins présente, mais j' y serai encore. Je dois trouver de la liberté dans le rapport que j'entretiens avec, ne pas me culpabiliser quand je n'y suis pas, bref, ne pas me prendre la tête!
Je m'en vais sur l'île d'Yeu chercher l'inspiration sous les embruns. Qu'en pensez-vous?!

mardi 28 avril 2009

Que peut-on raconter sur un blog?
Qui vient par là?
Comment va-t-on interpréter mes états d'âmes?
Qu'ai-je le droit de dire, que vaut-il mieux cacher?
Qui suis-je derrière mes mots?
Puis-je parler de mes rencontres? De ceux qui ouvrent mon coeur, ou de ma famille?
Un blog, c'est vraiment étrange. Des liens se créent, parfois même des amitiés se tissent, mais on ne laisse entrevoir que ce qu'on veut bien montrer...
Ce blog, je l'aime bien. Parfois je ne sais pas quoi raconter, parfois je me dis : maintenant que le livre est né, ai-je encore des choses à partager, les lecteurs ne vont-ils pas se lasser, est-ce que ce n'est pas répétitif?
Mais je continue, inspirée ou non, j'écris ce qui est là, parfois rien n'y est, mais ce vide je le partage.
Voulez-vous continuer de partager du vide avec moi?

lundi 27 avril 2009

Il y a longtemps que je t'aime


Vous l'avez peut-être déjà vu, moi je l'ai découvert hier.

J'avais lu le scénario dans "Petite fabrique des rêves et des réalités", j'ai retrouvé dans ce film ce que j'aime dans tout ce que Philippe Claudel exprime : La poésie, la finesse, la pudeur et surtout il a une façon de parler de l'humain, du fil sur lequel nous marchons tous, de la fragilité, de la souffrance non exprimée, une façon qui me touche et m'émeut.
Kristin Scott Thomas est belle dans sa blancheur. Son sourire absent, son visage cerné, ses silences, sa façon du fumer, son immobilité, ses jambes croisées donnent de la réalité à ce personnage juste sorti de prison. C'est admirablement joué. Ceux qui ont connu l'univers carcéral ou ont accompagné des proches après leur sortie pleureront peut-être comme moi, de gros sanglots quand à la fin, elle dit tout simplement : Je suis là.
Une petite phrase tellement évidente, mais tellement difficile à dire quand on s'est absenté longtemps pour mieux survivre. Ce film est magnifique de justesse, poignant et plein d'espoir. Tous les personnages y sont beaux, ils sont nous, avec tous nos défauts, notre retenue, et derrière le voile, un coeur qui bat.
Voilà, c'est la magie de Philippe Claudel : Montrer les coeurs, au delà des apparences, des coeurs brisés, des coeurs gros, mais toujours, des coeurs en vie.

dimanche 26 avril 2009

Quoi de neuf chez Ninon?

Un article dans Madame Figaro, que j'aime beaucoup (l'article!), et un la semaine dernière dans Elle, et puis quelques uns dans Ouest France. C'est toujours étrange de lire des articles, le perception d'un journaliste est parfois très différente de celle de l'auteur. Certains décrypent la souffrance de Ninon quand d'autres ne voient que légereté, certains parlent de caphranaüm quand d'autres décrivent un joyeux bazar. Ah oui, aussi, un article dans le JDD qui évoque le blog et la façon dont les internautes font connaitre Dis oui, Ninon.
Et moi , dans tout ça, qu'est-ce que je fais?
Je m'interroge et j'ai peur (je suis très douée pour ça!), peur de lacher prise, de laisser le livre vivre sa vie, de l'abandonner, qu'il disparaisse comme il est arrivé. Quelle anxieuse je fais! Tout va bien, quelques articles tombent, mon éditeur est satisfait et moi, je continue à flipper comme une tarée. Si on me voit, comme ça, je n'en ai pas l'air, mais en toile de fond, je "chie dans mon froc" (comme dit Moon dans mon prochain roman). Bon, c'est pas très poétique tout ça, ou peut-être que si, que la poésie se cache derrière la grossièreté.
Ce dimanche, la toile de fond fait des vagues, le vent souffle dessus et je m'en amuse. Ce dimanche, j'ai peur et ça me fait sourire.

jeudi 23 avril 2009

Quelques jours de printemps

Quelques jours de douceur chez moi. J'ai repris l'écriture, sans savoir ce que ça donne, si c'est bon ou mauvais, si je le ferai lire à mon éditrice, si après 30 pages je ne serai pas tenter de l'abandonner, c'est pas grave, j'y vais, je me lance. On verra bien.
Demain une séance de dédicaces à Saint Nazaire, puis le lendemain à Clisson. La semaine prochaine, j'enregistre l'émission "Noctiluques" sur France Inter, avant de visiter la Fnac de Rouen.
Je tourne un peu en rond, le printemps me donne des ailes, je me transforme en petit papillon de jour. Est-ce que je papillonne? Oui, entre les idées, les projets et ma tête qui se remplit de rêves.
Finalement, quand j'écris, je crée ma propre évasion, j'emprunte les mots d'une autre qui peut se permettre plus que moi. Aujourd'hui, ma narratrice est amoureuse...

mercredi 22 avril 2009

Je doute, tu doutes, il doute...

Merci pour vos petits mots. Bien sûr c'est à moi de faire le boulot! Mais c'est toujours une richesse de savoir ce qu'on peut espèrer de moi.
Je continue d'essayer, de baillonner ce fichu censeur qui me hante et m'empêche. D'où vient-il d'abord? Pourquoi toujours cette impression d'être mauvaise? Pourquoi ce jugement sur tout ce que je produis? Pourquoi le projecteur est une lumière noire?
Mais voilà, je continue, j'essaie de laisser la place à mes petits démons, sans pour autant y prendre garde.
Et vous? Quand vous écrivez, doutez-vous autant que moi? Avez-vous des petits trucs pour les suplanter?

lundi 20 avril 2009

Petit service?

Si je vous demandais, à vous qui avez lu Dis oui, Ninon, ou à vous qui ne connaissez que mon blog, ou à vous qui me connaissez sans me dire que vous faîtes un tour par là , si je vous demandais : Qu'aimeriez-vous lire de moi? Ce serait une question idiote, ce genre de question qui ne se pose pas, mais voilà, je vous le demande : Quel sujet vous toucherait dit par moi? Qu'est ce qui vous vient instinctivement? Quel genre d'écriture? Plutôt à la première personne avec un regard qui filtre la réalité (comme Ninon) ou plutôt troisième personne? Plutôt drôle, léger ou grave?
Vous pouvez aussi m'envoyer un mail...
Voilà, toutes ces questions, je me les pose aujourd'hui. Beaucoup d'idées mais un "petit censeur à faire taire" (comme m'a dit Pierre Bordage) qui m'empêche d'y aller, d'y croire, de m'amuser à nouveau, de jubiler, de trouver la liberté dans la limite de mes mots.
Alors ce soir, vos mots seront les miens...

dimanche 19 avril 2009

Bon. Je ne vais pas vous raconter toutes les dédicaces, vous trouverez ça répétitif... Pour moi, rien ne se ressemble. A la flèche, par exemple, sachez-le : Les habitants sont extrèmement timides et quand ils voient un livre, ils imaginent un prof derrière, ils se sentent fautifs, ils se souviennent la fameuse rédac qu'ils n'ont jamais rendue ou le zéro pointé pour cause de fautes d'orthographe supérieures au nombre de mots. Mais heureusement, une fille s'approche elle me fait la bise : Maud! Mais c'est génial de se retrouver là!!! Sa voix légerement ébrechée me rappelle bien quelqu'un, et cet air coquin, et... mais impossible de poser un nom ou des évènements sur ce visage pourtant familier. Une autre personne nous rejoint, je rougis. Elle me donne son nom, je me souviens bien des sonorités de ce nom mais pas du visage qui me parle. J'ai honte, mes souvenirs s'emmèlent, copines de primaire ou de collège, les années ont passés et ma mémoire défaille. Elle me racontent mille détails, pour l'une je suis l'adolescente devenue maman, pour l'autre je suis cette élève minuscule perdue dans les couloirs, pour celle qui vient d'arriver, je suis le gateau d'anniversaire cramé dessus pas cuit dedans à cause du four incontrolable de la cuisinière à bois, d'ailleurs à propos de bois, toutes se souviennent de mon odeur de feu de cheminée. J'étais la seule à ne pas m'en rendre compte...
A la Flèche, Justine est passée. Elle, je l'ai bien reconnue, c'est une petite blogueuse de moins en moins timide, connaissez-vous sa plume d'Héloïse?

Voilà, je passe d'un lieu à l'autre. Et il y a toujours une rencontre, et souvent même plusieurs, une jeune femme se lance dans l'écriture, une grand-mère est en mal de lecture, un adolescent intrigué s'approche, une femme lit à voix haute pour ses amis non-voyants, un simple me tend une carte de visite que je dois signer, une dame en achète pour toute la famille et surtout pour sa petite fille qui apprend le cinéma...
Que reste-t-il après une signature? Le sentiment tendre et doux de partager une histoire qui n'est plus vraiment la mienne depuis qu'on vient me la raconter. Et c'est ce que j'aime le mieux, savoir que rien de tout ça ne m'appartient.
Bon, c'est pas très drôle tout ce que je raconte là. C'est vrai, je suis un peu grave. Pas triste. Grave, éparpillée. Je ne sais plus trop si je dois continuer à courir ou si , au contraire, je ne ferais pas mieux de me poser, m'asseoir à une table pour tenter d'écrire, me lancer, et laisser Ninon prendre son envol sans moi. Je ne sais pas... Et vous, que feriez-vous à ma place?!

vendredi 17 avril 2009

Sprechen Sie deutch?

Ninon part en voyage! Quel titre deviendra Dis oui, Ninon en allemand? "Sagt Ja, Neinja" Je ne sais pas... Le grand livre du mois l'accueille aussi en son sein. Bien sûr, je suis heureuse. Je ne le montre pas, trop habituée à l'avenir qui peut déraper, mais quand même, je suis très touchée. Et surtout, je suis soulagée. Mon livre est bien vivant, il ne s'est pas éteint en quelques semaines, madame circonstance a veillé sur lui, mieux que moi c'est sûr. Tout tient à si peu de choses!
Hier les dédicaces sur l'île d'Yeu se sont très passées, je me suis installée dehors, mes feuilles s'envolaient, j'étais bien. Vacanciers parisiens, îlais ou saisonniers de l'île, beaucoup l'ont acheté. Cet été, j'organiserai bien une petite tournée de bord de mer, comme un cirque pose son chapiteau, je me posterai sur des places de marché devant des petites librairies de villages. Qu'en pensez-vous?!

mercredi 15 avril 2009

Au comptoir gavrais, on se brule la langue en lisant!

Retour sur l'île d'yeu où je dédicace demain. Hier j'ai passé la journée au comptoir gravrais, un café librairie niché tout au bout d'une presqu'île. J'ai vraiment aimé. Une journée tranquille, peu de monde, mais tous qui se tutoient et s'interessent de près à la petite Ninon. Entre cuisson de pain et thé fumé, j'ai signé. J'espère retourner par là bas et dans d'autres librairie bretonnes, indépendantes, parfois minuscules mais où on se sent attendu. J'étais dans mon élément... comme tous les habitués du lieu qui passaient par là et oubliaient de repartir.

lundi 13 avril 2009

Une liaison pornographique

J'ai revu ce film hier, un bijou. Pas de sexe (contrairement à ce qu'on peut imaginer) mais de l'amour, tellement d'amour exprimé autour d'une tasse de café. J'en suis toute chamboulée, émue, touchée par la force du regard de Sergi Lopez, le trouble de Nathalie Baye, la beauté des non-dits, la puissance des silences.
L'histoire : Un homme et une femme se rencontrent chaque jeudi pour faire l'amour dans une chambre d'hotel. Ils ne connaissent rien l'un de l'autre, ne se nomment pas. Une seule scène d'amour est filmée, tout se passe sinon dans le café avant leur séance privée et sur le trottoir quand ils se quittent.














Que de pudeur, que de force dans ce film merveilleusement filmé, admirablement joué, quelle justesse dans les dialogues, c'est beau, c'est drôle, c'est tendre. Ca se passe en hiver, il pleut, il neige partout sauf dans la chambre d'hotel où les corps se réchauffent derrière une porte close.
Je me souviens l'avoir vu seule au cinéma et avoir rougi en prononçant le titre du film. Cette fois, je n'ai pas rougi, j'ai ri et j'ai pensé : Quelle chance on a, nous, les êtres humains, de pouvoir s'aimer de la sorte...

dimanche 12 avril 2009

Tous ces mails que je ne reçois pas

Dernièrement, on m'a écrit et je n'ai rien reçu. Ne prenez pas mon silence pour du dédain, c'est simplement ma boite mail, très exclusive, qui spame méchamment (1M ou 2M?) les courriers...


(Cliquez sur l'image pour voir en grand)

Angoulème sous la pluie, quelques notes de violon, une jeune fille qui lit un extrait, des oeufs de pâques cachés dans le magasin, une équipe vraiment enthousiaste, un énorme bouquet de fleurs... Tant de générosité et de sourires que j'ai eu peur...de ne pas être à la hauteur de leurs esperances! Est ce que je ressemble à celle qu'on imagine derrière les mots de Ninon? Intimidée, j'ai fait comme j'ai pu. Le temps est passé si vite, je suis repartie sous la pluie sans savoir ce que j'avais vraiment laissé. Aujourd'hui, quand je pense à la librairie Chapitre d'Angoulème, je vois des coeurs découpés partout et collés sur la couleur framboise. Plutôt sympa comme vision, non?
Sinon, une chronique découverte par hasard, celle de l'émouvante Miss Cultura rencontrée à Bordeaux et celle, merveilleusement écrite, de Virginie du magazine Asteline (Belgique).

Je reprends l'écriture, ou plutôt j'y songe, les mots se baladent et ne me quittent plus, signe que l'histoire s'installe en moi, et surtout le personnage, son ressenti, sa sensibilité au monde et là en l'occurence, aux hommes.

vendredi 10 avril 2009

Demain, je repars. Angoulème puis Baugé puis la presqu'île de Gavres. Des petits lieux, la mer et la campagne, ça me plait.
J'essaie d'écrire à nouveau. Les mots se font désirer ou bien se laissent attraper mais ne disent pas grand chose. Je vais continuer d'écrire n'importe quoi et on verra bien où tout ça me mène.
En attendant, c'est le printemps. Envie de liberté, de voyage, de folies, de changement. Le printemps me fait toujours cet effet. Impression de muer et de laisser ma vieille peau... mais à quoi ressemble celle qui se cache sous la vieille peau ? Je ne sais pas!
Ma PAL (pile à lire) grandit, signe que je visite trop de blogs et achète trop de livres en salons. Mes prochaines lectures sont des livres d'auteurs que j'ai eu la chance de rencontrer. Jean-Philippe Dalembert, très sympa et humble. Et Puis Sophie Avon, plus discrète, regard lointain et geste délicat, voisine de Montaigu revue à Bordeaux, hâte de lire son "Ce que dit Lili". Et bientôt Pierre Bordage...
Quant à Marc Varence, je viens de terminer "Le livre. Enfer et Paradis" où tout ce que vous voulez savoir sur le monde de l'édition, en passant par tous les métiers. Très intéressant et très digeste.

jeudi 9 avril 2009

Petite erreur dans le message précédent, ce n'est pas dans Marie-claire mais... dans Marie-france du mois de mai qu'on trouve un petit mot sur Ninon (je lis peu de magazines...)
Et par hasard, je suis tombée sur une chronique sensible sur le blog d'un livre à l'autre.
Je continue de me reposer et de laisser venir les bonnes nouvelles sans lever le petit doigt. Je n'ai pas trop cette habitude, mais qui sait, peut-être m'y ferai-je? Moi, j'ai plutôt l'âme artisanale... alors quand une chaussure se fabrique toute seule, je me demande si je suis toujours cordonnière! Trève de plaisanterie, c'est plutôt agréable comme impression. Et puis comme ça, j'ai le temps d'écrire n'importe quoi et de me promener avec mes amis sous les embruns de la côte sauvage. Joli programme, non?

mercredi 8 avril 2009

Quand les mots chassent les maux

Il faut que je vous le dise, j'étais assise au café pour lire mes mails, et je reçois un appel... Le magazine ELLE a écrit une chronique à paraitre le 18 avril, et le magazine belge "Femme d'aujourd'hui" a écrit un bien joli mot, et pour bientôt un autre chez Madame Figaro, et un autre dans Marie-Claire (celui qui vient de paraître, merci Cathulu !) et d'autres excellentes nouvelles, mais que je préfère taire tant que...
Et puis Cassiopée, malgré sa peur des araignées, a accepté d'accompagner Ninon, et enfin Florence a pris la relève et s'est souvenue à avant.
Que de mieux pour chasser un petit coup de blues?!

mardi 7 avril 2009

Escales

Lily m'a posé quelques questions, j'ai aimé répondre à ses points d'interrogations, c'est ici.
Et une première chronique masculine! C'est ici chez Trente neuf nerfs.
Ninon continue son voyage, merci à ceux qui lui offre le gîte et le couvert.

De la bière belge aux escales de Bordeaux

Je ne suis pas beaucoup là ces jours-ci, petit coup de fatigue, le blues se promène, léger, indicible, à peine palpable et brouille les pistes. Je l'ai laissé sur la berge et suis partie sur l'île d'Yeu. Ici, je passe mon temps sur la côte sauvage, pas de poteau électrique pour me rappeler à notre époque. Je vais écrire de nouveau aussi, l'envie devient urgence.
A bordeaux, il y a eu de belles rencontres : Marc Varence m'a appris beaucoup de choses sur le monde du livre, je dévore son bouquin "Le livre, enfer et paradis", une façon assez drôle (belge?)de parler des mots, du papier et de tous ceux qui font la littérature. J'ai aussi rencontré des libraires très enjoués, ceux qui m'accueillaient au stand Virgin, mais aussi d'autres qui se baladaient et me parlaient de Ninon. J'ai aussi parlé à un micro, mais Marc Varence (dont je viens de parler) m'avait fait gouter de sa bière fruitée et je ne savais plus ce que je racontais! Heureusement la journaliste connaissait Dis oui, Ninon par coeur et me ramenait à l'essentiel quand je me perdais. A la fin , j'ai lu un passage... Je ne me souvenais pas avoir écrit tant de gros mots! Dis au micro, je me sentais rougir "il ne faut pas s'habiller trop serré sinon ça fait pute de boite de nuit, il faut se laver souvent si on ne veut pas devenir une sale lope"... J'ai écrit ça, moi?
De belles rencontres, une organisation parfaite, des signatures (je dis le mot "signature" maintenant que j'ai l'habitude des salons!) mais aussi un sentiment de solitude, de méconnaissance du milieu, assise parmi des auteures qui se connaissaient et parlaient le même language et moi dans ma bulle de Ninon, petite bulle hermétique, souvenirs d'école, souvenirs des autres ensemble et de moi sans repères, souvenirs de ceux qui rient de la tâche sur mon pull et de moi qui cherche les mots pour me défendre et ne les trouve pas.
Madame Circonstance m'a laissée me débrouiller cette fois. J'ai beaucoup à apprendre dans ce monde que je découvre. En suis-je seulement capable?

vendredi 3 avril 2009

Trop de tout!

Tout va très vite, je vogue entre mille petites choses, des correspondants locaux à contacter là où je fais des dédicaces dans des petits lieux, l'organisation du planning pour le mois de mai où je fais un tour autour de Paris, à Reims et à Rouen. Ah oui, je ne vous ai pas dit : Un professeur de lycée très dynamique m'a contactée, je vais rencontrer ses lycéens, et faire un peu de musique en plus de la discussion autour de Ninon, certains vont certainement écrire des nouvelles sur le thème de l'enfance ou choisir des extraits à lire sur des ambiances sonores que je créerais... Interessant non? Et ce même jour, je fais une séance de dédicace à la Fnac puis une soirée pour les adhérents... Et le lendemain, un café littéraire à Blois avec Camille De Peretti... Puis le salon du livre à Loudéac, une vraie tournée! ça me plait beaucoup tout ça, j'espere juste que je vais assurer.
Donc voilà, j'organise tout ça, et en même temps je prépare les "petites "dédicaces plus locales à l'île d'yeu, Clisson, Baugé, La flèche, une autre ambiance qui me plait tout autant. J'ai toujours aimé les constrastes. Je vais aussi faire un tour en Bretagne, Justine que j'ai rencontré à Baugé a contacté pour moi un café librairie sur la presqu'île de Gavres et je vais aller à Morlaix, un samedi jour de marché, près de chez Sylire, qui me donne un petit coup de main pour la communication.
Sans compter que je suis les conseils d'Antigone pour ce qui est de la presse, et que Gad a commandé Dis oui, Ninon pour le CDI de son lycée avec peut-être à la clé une rencontre avec des lycéens. Alors, on dit que les blogs ne sont que virtuels! Pas du tout... Lily aussi a décidé de faire voyager un deuxième livre, chez elle aussi, vous trouverez bientôt une interview toute exclusive, et Estelle et Mamancélib m'ont donné des contacts interessants pour des dédicaces.
Un blog, c'est beaucoup plus qu'on peut le penser. En tous cas, plus que je ne le pensais.

Je me sauve pour Bordeaux, aux escales du livre. Coup de stress, les circonstances seront-elles au rendez-vous? Tout est aléatoire, je le sais. Alors j'ai mis les chances de mon côté en fabriquant des jolis carnets "paroles de lecteurs" et "on en parle", j'ai aussi imaginé une affichette imprimée sur un papier recyclé qui rappelle l'univers de Ninon. On verra...

mardi 31 mars 2009

Muffin de fin mot

Les plus âgés voulaient voir la dame de la télé, celle qui joue de l'accordéon à la campagne, les plus jeunes voulaient goûter la couleur framboise de la couverture, les mamans souriaient en lisant la quatrième, les papas boudaient derrière ou yeutaient en douce , certains cherchaient un cadeau pour la fête des mères, les jeunes filles de l'IUT métier de l'édition avaient envie de voler 3 phrases entre 2 sacs plastiques... Allez savoir! J'ai toujours aimé les concours de circonstances, et cette fois les circonstances étaient favorables. Le vent s'est engouffré dans les cheveux de Ninon, il a soufflé des mots, les mots se sont envolés, et m'ont laissée seule, essouflée, sans voix, la nuque cassée et l'espoir vaillant. Dimanche midi, 3 livres se battaient en duel... Merci madame Circonstance d'avoir veillé sur moi.


( Bon, il va falloir que j'en prenne aussi des photos, sinon on ne voit que moi !)

Combien font 2 blogueuses+2 blagueuses? 4 bavardes!
Anne l'insatiable est venue avec Antigone la discrète, toutes deux les yeux écarquillés sur les livres de ma voisine Sophie Avon. On a parlé de Ninon et de mes inquiètudes. Antigone m'a donné des conseils, Anne n'en perdait pas une miette et m'encourageait avec les yeux. Sur le moment, j'ai écouté d'une oreille, perturbée par mes potentiels lecteurs en cavale, mais depuis, je suis leurs conseils au pied de la lettre !
Le lendemain Shalima et superménagère sont venues, accompagnées d'Agnès Abecassis, toute guillerette et émoustillée depuis notre fusion matinale*. On a parlé blog et filles qui se cachent derrières et rencontres étonnantes (Lutècewoman et moi par exemple, aux antipodes, nous serions-nous rencontrées autrement?)

*Mais qu'est-ce qu'une fusion matinale?!
Eh bien c'est une photo de journal qui montre un auteur et juste en dessous écrit un autre nom. Agnès sur la photo et moi en mots...
Je vous raconte :
Samedi après midi, une femme charmante me tend la main et se présente en riant.
Moi : Euh...?
Elle répond : Ben tiens!
Je continue : Ah oui...? (sa tête me dit quelque chose)
Elle finit d'un trait : Amie Facebook!
J'hésite : Fesse...
Elle s'impatiente : Agnès Abecassis!
Je boucle : ...
Un lecteur potentiel vient de passer, je me tourne vers lui, reviens aussitôt vers la main tendue. J'aperçois un dos qui se sauve.
Je viens de vexer le seul auteur venu à ma rencontre... Je m'en veux, je vais m'en vouloir toute la soirée, je reviens tôt le dimanche matin, espèrant la trouver, je la cherche. Pas d'Agnès. Je prépare mon mail d'excuse quand soudain je l'aperçois debout au stand Siloé, je me précipite, elle me dit : On a fusionné!
Moi : ...?
Elle : C'est dingue!
Moi : ...
Elle : Ils exagèrent quand même!
Moi : ...
Elle : T'es pas au courant ou quoi?
Moi : Je... je voulais m'ex...
Elle ouvre le Journal, mi fâchée mi sourire. Pointe son doigt sur son visage photographié, puis l'autre sur mon nom.
Voilà comment j'ai rencontré Agnès Abécassis, replette et très vivante, entre 2 coincidences.

lundi 30 mars 2009

Trouvez la différence

Qu'est-ce qui différencie ces deux photos prises à quelques heures d'intervalle?


Photo de Daphné


Photo prise par Shalima du blog Merci pour le chocolat!

Enigmatique printemps du livre!

Prenez le temps d'observer cette photo d'un journaliste perturbé par la foule en délire.


Me reconnaissez-vous?! Ou voyez-vous une autre?

Si l'un(eee) de vous donne la réponse exacte, je vous dévoile le fin mot de l'histoire!

Papiers de printemps

Samedi, je suis arrivée à l'espace Leclerc, une jolie table m'attendait, décorée d'une bouquet de fleurs et d'un chevalet encore vide. Zélie (la libraire de l'espace culturel) m'avait invitée et m'avait dit : Je ne te promets rien... On est allées en réserve prendre une première pile et je me suis installée. 9H30, galerie marchande de Leclerc de Clisson, on croise : Une maman fatiguée du week-end qui l'attend, un caddie rempli de charbon à barbecue, des personnes âgées qui se précipitent (tout est relatif) à la caisse avant que les jeunes travailleurs ne viennent remplir leur frigo, des jeunes prévoyants, 3 packs de bières à bout de bras, une femme qui cherche un photomaton... 9H30 dans la galerie marchande, je pense : Jusque-là j'ai eu de la chance, toutes les dédicaces se sont très bien passées, cette fois je vais faire un bide. J'interpelle gentiment une dame, elle n'est pas d'humeur, puis un homme, il cherche sa femme, puis un enfant, il veut la boule à 1 euro avec le cadeau inutile. Et je suis là de ma propre volonté! Un pétale tombe...
10H30 un copain d'enfance est passé, ni lui ni moi ne sommes de Clisson, quelle coincidence! Puis un jeune homme très intimidé me demande : Vous êtes la demoiselle de la télé? Il veut un livre de la demoiselle de la télé! Une amie d'amie, une maman de la copine d'une nièce par alliance, les parents de mon chéri, une copine de la libraire, le directeur... Quelques personnes ici et là s'arrêtent et je me surprends à demander à Zélie : Tu peux me ramener une pile? Le temps passe, les gens aussi, je fais peur à beaucoup, certains même rebroussent chemin en apercevant les livres, d'autres baissent les yeux honteusement et je les comprends. Je fais partie de ces gens qu'un bac littéraire a dégouté de la littérature, aujourd'hui encore les livres m'inquiètent, je reste la mauvaise élève qui brodait autour d'un livre à peine ouvert.
12H30, le vigile et les vendeuses en gilet de travail m'abordent timidement, s'arrangent avec Zélie pour avoir la dédicace et ne payer le livre qu'en début de mois prochain, je m'en vais avec mon bouquet et mon sandwich, sur la table, plus un seul livre!



A Montaigu, c'est la pause de midi. Je trouve mon stand et que vois-je? Un tas monstrueux de livres, le libraire m'explique que 2 arrivages ont été reçus simultanément, je blêmis... 80 livres sur une même table, c'est impressionnant! Un photographe tire mon portrait, le monde commence à arriver, j'ai faim mais je décide de ne pas aller manger, je veux sauver l'honneur, je ne peux pas me permettre de rater un lecteur, une jeune fille se présente, elle me dit : J'adore votre roman! Je m'apprête à lui proposer une dédicace quand...

La suite très vite, au prochain épisode !

vendredi 27 mars 2009

Le petit reportage de France 3 se trouve , au milieu de l'édition.

Du nouveau!

D'abord des nouvelles dates de dédicaces : Le dimanche 12 avril à partir de 10H30 à Baugé (à nouveau!), le samedi 18 avril à l'espace culturel de La flèche (72) de 15H à 18H et plus tard à la Fnac de Rosny, à Morlaix, à Paris...
Et puis des nouvelles chroniques :
Anne l'insatiable a failli copier sur ses voisines :-) mais fort heureusement elle a su résister, sa sagesse innée l'a remise sur le droit chemin, ce qui a donné une bien jolie chronique toute en poésie.
Georges Sand a écrit aussi, est-ce que Ninon l'a touchée? Je ne sais pas... A vous de juger!
Keisha en a profité pour se faire de la pub fromagère, ça ne m'étonne pas d'elle, mais elle s'est très vite fait pardonner...
Quant à Gaïdick, je l'ai recontrée "en vrai" sans connaitre son blog Les couleurs de Gad, elle a posé ses couleurs sur celles de Ninon.
Et enfin Véronique du haut de sa colline, a hésité entre "Ouais, bon." et " Mais oui!"
Qu'a-t-elle dit finalement?
Et puis quoi? Je vais voir un magnétiseur cet après-midi pour qu'il jette un charme sur mon livre, histoire d'hypnotiser tous les visiteurs de librairies, et puis si j'ai un peu de temps je vais continuer d'écrire n'importe quoi. Et vous?

jeudi 26 mars 2009

Page blanche

J’ai décidé d’écrire. Je veux dire : écrire des choses qui ne m’arrivent pas en vrai. Il y a 2 mois, j’ai hésité. Je venais de terminer « D’où je suis, je vois le lune » et je me demandais s’il valait mieux faire une pause ou au contraire, enchaîner tant que mon système de pensée était entraîné. J’ai préféré arrêter, peur de garder le ton de ce que je venais d’écrire. Reprendre, c’est difficile. J’ai peur de l’engagement. Quand je commence, je suis toute entière à ce que je fais, une tension énorme me tient jusqu’au point final, c’est à la fois bon et à la limite du supportable. J’air peur aussi de ne pas retrouver la magie, les idées, la force et surtout la confiance. Je sais qu’au début je vais juger mes mots, les trouver vides, me détester, regretter d’avoir arrêter. Alors j’ai décidé de m’entraîner en écrivant absolument n’importe quoi, juste comme ça, pour que mes doigts retrouve le plaisir d’écrire ce qui vient. Je vais essayer de ne pas juger, de m’amuser sans savoir où je vais, et après on verra. Et vous, comment faîtes-vous devant une page blanche ? Ou devant votre blog ? Ou devant une idée qui ne veut pas se laisser attraper ?

mercredi 25 mars 2009

Signature de dédicace


Depuis le salon du livre, il y en a eu trois. Certains appellent ça « une signature », moi je dis « séance de dédicaces », ça fait moins professionnel mais le mot « signature » m’évoque plutôt mon carnet de chèques ou les mots d’absence dont j’ai souvent abusés.
Comment est-ce que je me sens pendant une séance de dédicaces ? Je me sens un peu vendeuse ou fromagère, il faut que je donne envie au passant timide de s’approcher sans trop vanter la qualité de mon produit (ça fait prétentieux), et sans le dénigrer (ça fait déprimé), le souci étant qu’un livre n’a pas d’odeur, le jus ne dégouline pas sur mes jambes, et il n’y a pas de jolies étiquettes plantées dedans. En plus y’a une seule variété, un seul cru pour le moment. Parfois je trouve l’attitude mi sourire mi concentration intellectuelle, l’attitude « auteur qui y croit », et là, en général ça marche plutôt bien, le passant se tourne vers moi, j’attrape ses yeux et j’utilise mon pouvoir hypnotisant pour amener son regard sur la couverture framboise de mon livre. S’il est pressé, c’est mort. S’il cherche un cadeau en ronchonnant, c’est pas mal. S’il tue le temps, c’est bien, mais c’est pas gagné : il aura envie de parler, mais peut-être pas d’acheter. Parfois je ne trouve pas l’attitude du tout : trop occupée avec une visiteuse venue exprès pour moi (ce qui est plutôt rare), ou trop attirée par un livre exposé plus au loin, dont la quatrième m’a attirée (non, là je frime : quand je fais une « signature », j’ignore tout livre concurrent, je ne regarde que ma pile).
Jusque-là, tout s’est bien passé. A la Fnac de Nantes, mes livres sont devenus « cadeau pour ma maman », « cadeau pour ma petite sœur Ninon », « cadeau pour moi car j’en au besoin », « cadeau que mon mari va m’offrir mais il ne le sait pas encore », « cadeau pour toute la famille, on est des enseignants, vous pensez qu’on appréciera ? ». Jamais je n’avais pensé faire autant de cadeaux un jour, c’est plutôt sympa comme activité. Tiens, si on me demande : Tu fais quoi ces temps-ci ? je répondrai : Des cadeaux.
A la petite librairie de Baugé, je me suis installée dehors sur la rue piétonne, j’y tenais, je me sentais vraiment fromagère du coup, d’autant plus que c’était jour de marché. Cette fois-là, les gens sont venus juste pour moi, des personnes âgées avaient lu un article dans le courrier de l’ouest, d’autres m’avaient connue gamine et voulait voir ma tête, des copains de longue date sont venus, un ancien amoureux de ma maman aussi (ça m’a beaucoup touché, surtout que pour se faire pardonner de nous avoir quittées quand j’étais gamine, il m’en a acheté 4 d’un coup !), et d’autres, tant qu’ils devaient passer commande car de livre, il n’y avait plus. Ma petite sœur avait créer une affiche, Justine, copine de ma cousine rencontrée sur la toile en avait parlé à Marco qui avait placardé la ville et prévenu ses potes du café d’en face…
Et sans mon père, rien n’aurait eu lieu. 2 jours plus tôt, nous nous apprêtions à annuler la séance car mon livre était en rupture de stock dans l’ouest, on en a finalement trouvés de reste à Paris où mon père (qui était sur place) a laissé tomber son boulot pour foncer au dépôt de Vanves in extremis, il a raflé le reste de livres, tout fier de participer à l’aventure de Ninon.
J’ai aimé cette signature à Baugé parce qu’il y avait toute cette énergie en mouvement, tous ici pour m’aider et tous qui croyaient en mon livre. Mon père m’a dit : C’est génial ton aventure, on dirait une campagne électorale !

lundi 23 mars 2009

Le coeur en cage


Gros coup de cœur pour En cage de Kalisha Buckhanon, un des livres que j’ai achetés au salon du livre.
En cage est la correspondance de deux jeunes amoureux de 16 ans, lui incarcéré, elle en liberté. Au début j’ai craint de ne pas supporter la tension, peur que l’un sombre quand l’autre s’élève, mais finalement, rien n’est glauque dans ce livre. Il m’a émue au plus profond de moi, j’ai beaucoup pleuré mais c’était des pleurs de honte de tout cet intérêt que je porte à ma petite personne, des pleurs parce que les mots de ce roman sont incroyablement justes, parce qu’on s’attache dès la première phrase aux personnages « Baby, la première chose qu’il faut que je sache, c’est si tu crois que j’ai tué mon père. Et si tu crois ce que tout le monde dit sur moi. Là, je sais pas qui est avec moi ou pas. Ce matin je me suis regardé dans la glace : j’ai rien vu. »
Kalisha Buckhanon n’a pas cherché à faire du beau, elle a sû retranscrire les mots de deux adolescents qui évoluent avec les années (la correspondance s’étale sur 10 années), qui font des choix quand ils le peuvent, qui s’éloignent et se rapprochent, qui ne s’oublient jamais.

Est-ce parce que les détails sont si vrais, est-ce parce que je suis sensible au thème de l’enfermement, est-ce parce que des milliers de souvenirs se sont éveillés?
Quand j’ai refermé ce livre, je me suis sentie libre et vivante.
En cage de Kalisha Buckhanon éditions du Rouergue collection Doado

dimanche 22 mars 2009

Lutèce vient d'écrire une chronique qui lui ressemble. Elle est.


Quelques photos de Justine, prises à Baugé où j'ai dédicacé samedi matin en plein air. Justine écrit des nouvelles et vient de créer un blog "La plume d'Héloïse"



Depuis mercredi tout s'accélère, je suis à la bourre dans la retransmission des évenements. Je vais tenter de condenser!
Mercredi matin, un journaliste de France 3 et un caméraman sont venus chez moi, tout étonnés de découvrir une si jolie campagne si près de chez eux. Pour un reportage de 2 mn, ils ont filmé au moins une heure de ma vie, m'ont fait parlé (jusque-là, ça va), m'ont fait jouer de l'accordéon en extérieur devant les murs de schiste de ma maison pour l'originalité de l'ambiance rupestre (là, je reste dubitative), ont filmé mes doigts sur le clavier (j'ai dû faire semblant de taper avec tous mes doigts, ce qui donnait : dggdgodvvnfjihsg (j'espère qu'ils n'ont pas filmé l'écran à ce moment-là!), il fallait donc :
-Que j'aie l'air naturel
-Que mon visage exprime l'intelligence et la passion des mots
-Que le soleil illumine ma coiffure fraichement shampoinée
-Que j'amène ma tasse de thé à ma bouche avec un air inspiré
-Que je garde l'air concentré sur mes touches sans paraître austère
-Surtout : Il ne fallait absolument pas que je pense à tout ça.
Le journaliste m'a surtout parlé paysage et retour aux sources, le caméraman a répété la même prise de nombreuses fois pour être sûr absolument sûr de lui, puis ils m'ont accompagnée sur Nantes où nous avons réquisitionné une table à une terrasse bondée de la place du commerce. Le caméraman m'a fait marché dans la rue (avoir l'air naturel en marchant devant une foule qui se demande pourquoi la mannequin est si petite et si ronde, c'est pas franchement évident), puis j'ai voulu m'installer à la table réquisitionnée par le journaliste mais manque de bol, une femme s'est levée au même moment pendant qu'un homme se précipitait sur la table apparemment libre. On a refait la prise plusieurs fois. Je devais :
-M'asseoir en pensant au texte que j'allais écrire.
-Installer mon ordi portable rapidement mais sans précipitation
-Faire oublier la poubelle rouge du champ du caméraman
-Ne pas remarquer les regards en biais des clients du bar
-Faire semblant d'y voir quelque chose sur mon écran plein de reflets
J'avais comme l'impression de tourner une pub pour ordi portable!

C'était plutôt sympa ces deux mondes qui se croisaient sur le prétexte d'un livre.
Le caméraman est d'ailleurs venu plus tard filmer la séance de dédicaces à la Fnac et juste avant de s'en aller... il m'a acheté un livre.
Comme quoi, j'ai de l'avenir dans la pub!

jeudi 19 mars 2009

Le salon du livre : dénouement

Quand soudain j’aperçois une femme, et dans le creux de son coude un sac suspendu qui laisse filtrer une lueur rouge. Une lueur de forme rectangle, un livre certainement, mon livre peut-être ? Elle s’approche timidement en m’expliquant qu’elle est la tata d’une copine à ma cousine double germaine et que justement elle aimerait lui offrir ce livre (pas à ma cousine, à sa copine, sa nièce donc). Première signature officielle.
Nous parlons tranquillement, les badauds passent, accélèrent le pas en apercevant l’auteur (moi), quand je remarque une timide personne placée en retrait qui ô miracle parait s’intéresser à mon stand. Je vire la première d’un coup d’indifférence bien marqué d’un Au revoir forcé, je me tourne précipitamment vers cette personne et lui propose de découvrir la quatrième de couverture. Manque de bol, elle l’a déjà lu, c’est pas aujourd’hui que je vais faire fortune ! Devant mon désarroi, elle décide de l’acheter quand même et me donne son vrai nom, que je ne vous dévoilerai pas, nous discutons éducation, assistante sociale, elle me parle de Ninon et je lui parle de moi, elle sort son appareil photo et me mitraille discrètement. Mais qui est donc cette blogueuse numéro 1 ? Antigone, Lily, Aifelle ? Indice : Une tour étrange et typiquement représentative de notre mégalomanie porte son nom.
Saviez-vous que Georges Sand portait de longs cheveux bruns lâchés ? L’air désinvolte, le pas rapide, le sourire large, elle s’approche et décide d’acheter Dis oui, Ninon pour de vrai, elle qui devait le recevoir en livre voyageur. Je la retiens un peu, histoire de frimer et qu’on pense que j’ai quelques fans.
Et ça marche ! Les passants se disent : Si elle a autant de fans la demoiselle, c’est que p’tet que c’est pas si mal son bouquin ? (ils disent ça mais plutôt version visiteur cultivé à la recherche d’une perle littéraire, ce qui peut éventuellement se traduire par : Cette jeune auteure suscite un intérêt certain auprès des visiteurs du salon du livre 2009, aussi devrions-nous nous intéresser de plus près à son œuvre).
Une femme a vu mon livre chroniqué à « Vivement dimanche » (je ne suis pas au courant, je pense qu’elle fait erreur mais je me tais), une seconde a déjà vu ma tête quelque part mais elle ne sait pas où, une troisième lorgne mes collants en douce (ah oui, je ne vous ai pas raconté : une seconde personne m’a fait le coup des collants la veille, mon cœur en est encore tout retourné !). Celle-ci a le regard malicieux, le geste vif, un petit sourire au coin des yeux, elle lorgne mes collants et s’approche (je me dis : Chouette une nouvelle lectrice !) et qu’est-ce qu’elle me dit ? : Je reste sur ma position, les fromages de ma région sont les meilleurs.
Très vexée, je lui signe son livre, je ne suis pas d’accord, mais je ne peux me permettre de perdre une cliente… Non, je rigole, elle est franchement sympa et on discute crottins pendant un moment. Mai qui est cette blogueuse pressée d’aller retrouver ses copines virtuello-réelles ?
Est-ce Kathel, Estelle ou Keisha ?
Une amie de ma mère dont je me rappelais surtout le nom de jeune fille qu’elle n’a plus à présent s'approche, elle a amené avec elle un album photo, je regrette de n’avoir pas plus de temps à lui consacrer.
C’est à ce moment-là, je crois, de me voir gamine dans les bras de ma mère et près d’une chèvre, mon instinct de chevrière vendeuse de crottins revient au galop, je me tourne vers l’allée, les passants passent de plus en plus vite, certains se demandent bien ce que je fous là avec un album photo, et d’une voix de maraîchère aguerrie, je leur propose de venir goûter un bout de mon livre, un résumé, un extrait, un mot, une virgule...
Certains se lancent, d’autres sourient en pressant le pas, une adolescente insiste auprès de sa maman (je demande qui accompagne l’autre, elles me répondent : les 2 ! je ne sais pas pourquoi, je suis toujours émue devant les jeunes lecteurs), un homme se laisse tenter, puis un finlandais à l’accent adorable, puis une mère de famille, des libraires belges me donnent leur carte, une dame me demande si j’aimerais participer au salon de La Rochelle, et le temps passe, et finalement, ma table est vide ! Tous les livres exposés se sont vendus, non pas comme des petits pains, mais comme de bons fromages moulés à la louche. Je ne suis pas peu fière, je me souviens les fins de marché, les caisses vides et le diabolo grenadine pour dépenser les sous qu’on venait de gagner.
Avant de remballer pour laisser la place à Nan Aurousseau, une quatrième blogueuse qui était passée à 11H revient, elle n’a pas lu mon livre mais elle va tout de même prendre le risque de m’interviewer.
C'est elle, son prénom commence par un S, qui a trouvé la réponse? Le grand gagnant de cette édition est In cold blog, qui a su au premier instant qui était la personne cachée derrière cette initiale, la bonne réponse était : Stéphanie! De la page littérature et mots en bouche...
Prochain épisode : France 3 où le souci du détail.
D'abord, avant toute chose, pour commencer, deux nouvelles chroniques parues ces jours-ci. Depuis mardi soir, petit coup de blues et bleus au coeur, alors voilà, ces deux chroniques m'ont fait beaucoup de bien. Beaucoup plus, je pense, que ce que peuvent imaginer celles qui les écrivent. Merci Kathel et bienvenue chez moi, merci Estelle, tu es toujours la bienvenue, tu le sais.

mercredi 18 mars 2009

Ding Ding Ding! Nous informons notre aimable clientèle qu'un retard d'environ...

Je pensais écrire la suite de mon aventure salonesque hier soir mais un imprévu m'est tombé dessus (aïe!) et aujourd'hui France 3 estuaire vient chez moi pour un petit reportage (énorme ménage à faire avant qu'ils n'arrivent!), puis je suis conviée à une balade interview avec un animateur d'Alternantes, puis j'enchaine avec les dédicaces de 16H30 à 19H00 à la FNAC de Nantes (petite pub au passage : Venez-y que j'ai pas l'air trop bête derrière ma table en formica), puis je rentre, puis je lis vos commentaires, puis je décide de m'occuper de ma famille (mais il est un peu tard, tout le monde dort déjà et j'entends mon chéri qui dit d'une voix fatiguée : T'as pas fini avec Internet?)
Alors voilà, les filles et le seul gars qui ose laisser des commentaires, pardonnez-moi mon manque d'assiduité temporaire!

En attendant, un indice du prochain épisode : Son prénom commence par un S, elle participe à un blog collectif, elle lit beaucoup et déguste les mots, elle est passée me voir samedi et même, nous avons quitté le stand ensemble, mais qui est donc cette blogueuse connue que vous ne reconnaissez pas?

mardi 17 mars 2009

Jour J à la porte de Versailles

Alors, voilà. J’ai commencé à angoisser. Je suis rentrée tôt chez ma mamie et tandis que mon chéri soignait les cervicales de Wen-tun le grand maître de Tai-chi, j’ai regretté. Quelle idée d’avoir demandé cette séance de dédicaces ! Quelle idée d’avoir fait ma fière, l’auteure débutante qui croit qu’il faut ABSOLUMENT dédicacer au salon du livre, oui, même dix jours après la sortie de son premier roman! J’avais honte, j’ai demandé au ciel : Faîtes qu’il y ait au moins trois personnes ! Faîtes que mon honneur soit sauf !
Pour la peine j’ai mangé plus que de raisons des travers de porc grillés à la sauce sucrée salée composée de sauce de soja, vinaigre et sucre, un pur délice. (Stéphanie de drôle de club m’a expliqué gentiment que les blogs de cuisine étaient très visités, j’ai décidé donc d’attirer un lectorat plus large en insérant ici et là des recettes de cuisine, des histoires d’amour, petites broderies délicates et family adventures, qu’en pensez-vous ?)
Le lendemain, il fallait s’y résoudre et y aller.
Au stand de ma maison d’édition, j’ai dit bonjour poliment et, histoire de ne pas penser à ce qui allait venir, mon chéri et moi sommes allés discutés avec les éditrices des éditions Sarbacane où, tandis que mon chéri achetait des livres noirs pour sa grande fille, je réussissais à soudoyer Marine, une des éditrices : Elle acceptait, à titre amical et en échange de 5 livres achetés, de venir faire semblant de réclamer une dédicace.
Après être passés aux éditions du Rouergue où les vendeuses défendent les prunelles de leurs yeux comme des livres, retour au stand.

Sur les tréteaux une vingtaine de livres bien alignés, dans l’allée quelques badauds désoeuvrés, et sur le côté de la table, un sac plastique avec mes livres du Rouergue et à côté du sac, moi, debout, avec mes collants à fleurs et mon petit châle noir sorti pour l’occasion.
J’attendais, fébrile et grelottante, que les onze coups de 11H00 sonnent, quand soudain…

Suite au prochain épisode où Aifelle, Keisha et Georges Sand (si si !) feront une apparition remarquée.

lundi 16 mars 2009

Jambes fleuries


A la demande d'Aude et pour faire palir Anne d'envie, les voici!

Deuxième épisode!

Je suis donc allée chez ma grand-mère en courant presque, de peur de l'avoir fait trop attendre. Mais c'est nous qui avons attendu sur son canapé que son copain Wen-tun finisse de donner son cours de tai-chi-chan. J'ai un peu regretté mon départ précipité et j'ai écouté les explications chinoises de ma grand-mère fan absolue de son chéri. Sachez-le : dans la vie tout n'est que poussé ou tiré, à vous de choisir!
Le lendemain, au salon, nous avons trainé. Avant, j'imaginais le salon du livre comme un grand marché, des stands alignés, des tréteaux sous des planches et des livres côte à côte, empilés proprement. Derrières les stands, j'imaginais des auteurs venus des quatre coins de la France, des rires, des cafés brûlants, des sandwichs, un auteur qui dit à son pote : Un petit tour au Mexique?
Pour cette raison, je tenais à y être, pour les rencontrer, me faire des copains en quelques sortes, parler écriture et création, pages blanches et trous noirs. J'imaginais le salon du livre avec un coin massage pour auteurs en détresse, j'avais même convié mon chéri ostéopathe pensant qu'il ferait des heureux.
J'exagère un peu... l'idée des massages m'a juste effleurée l'esprit, mais pour le reste, c'est bien ainsi que je voyais le salon, comme une grande foire du papier.
Quelle ne fut pas ma déception vendredi ! Toute gênée d'être là, seule avec mes idées effondrées et l'air ahuri de celle qui ne sait pas où poser ses bottes, je les ai quittés la tête basse, direction la place du livre où Olivier Adam parlait de romans adolescents. D'un coup, je n'étais plus seule : il avait l'air aussi mal à l'aise que moi derrière son micro et en comparaison, j'avais presque une allure de citadine! J'ai aimé ce qu'il a dit, précisant qu'il ne faisait quasiment pas de différence dans sa façon d'écrire un roman pour ado ou pour adulte, seul l'âge et la perception du narrateur différait, sa sensibilité aussi, plus à fleur de peau chez l'adolescent.
Tout l'après-midi, nous avons marché, déboussolés par les milliers de livres, d'auteurs seuls et tristes derrière leur table (le vendredi n'étant pas le meilleur jour apparemment pour les dédicaces), je n'osais pas croisé leur regard déçu, ni lire la quatrième de couverture, trop peur de les blesser en n'achetant pas leur livre.
J'ai croisé une copine libraire très à l'aise dans cet univers. Après une heure d'attente devant le stand de France Inter pour écouter l'émission « la librairie francophone », on a repris notre marche. Le matin même j'avais répondu à une interview pour confidentielles.com et rencontré Lutecewoman du blog du Glam-mum, puis j'avais traversé le 15ième à cause d'un bus embouteillé, et là, dans ce salon immense, les livres ne me parlaient plus. J'étais perdue, je pensais : Comment mon livre peut-il trouver sa place dans cette énormité? Quand j'ai aperçu le stand d'un site Internet, je me suis vue en terrain connu et à eux, j'ai osé parler de mon livre, mais le rédacteur en chef m'a vite calmée : il reçoit des milliers de romans, il est complètement dépassé...
Je reprenais juste ma marche, désabusée, les pieds en compote et le cœur à vif, quand une femme s'est approchée de moi. D'abord elle a toussoté (je n'ai vu que le geste, le son étant recouvert par la voix d'Emmanuel Khérad pour la librairie francophone) et, osant à peine me regarder dans les yeux, elle a presque crié : Puis-je me permettre? Sa gêne me plaisait, pour la première fois on me reconnaissait , et qui plus est, dans cette jungle. Je n'étais plus seule, je n'étais plus l'inconnue du salon, l'auteure désesperée, je comptais pour quelqu'un qui ferait oublier tous les autres. Peut-être était-elle blogueuse ou simplement lectrice anonyme, comment m'avait-elle connue, et reconnue malgré mes cheveux lâchés, était-elle journaliste, ou simplement passionnée, libraire, bibliothécaire?
Elle s'est approchée plus encore, je m'apprêtais à la remercier quand elle m'a dit, d'une voix tremblante d'excitation : Puis-je me permettre? (silence, soupir, gratitude, fébrilité, elle baisse les yeux puis la tête, inspire un grand coup) : Vos collants à fleurs sont magnifiques, où les avez-vous achetés?

La suite (mais oui Keisha!) au prochain épisode!

Juste un petit mot

D'abord, avant de continuer, il faut que je vous dise : J'ai reçu une lettre, je ne trouve plus mes mots pour en parler tellement elle me touche, elle est .
J'ai aussi lu un journal intime qui parlait de Ninon, c'est intime mais c'est offert, c'est mamancélib qui l'a écrit.
Ces mots-là donnent du sens à l'écriture, et me donnent envie de continuer, tellement que, je crois, je vais vais bien finir par recommencer!

Maintenant, savez-vous de quoi j'ai peur? Que mes prochains lecteurs soient déçus...
Je n'y échapperai pas, je le sais, je suis prête, j'attends le coeur battant.
N'y allez pas trop fort quand même, je n'ai jamais su tenir un bouclier...

dimanche 15 mars 2009

Inaugurons nous!

D'abord il y a eu la queue devant les grandes portes vitrées. Assise sur mon plot, "Le corps de Liane" dans les mains, je levais les yeux de temps à autres. J'ai tenté de me rémémorrer ma dernière attente devant un parc d'exposition, et j'ai pas pu m'empêcher de rire : Le dernière fois, c'était pour un concert des Cures, j'avais 16 ans et c'était bien plus marrant. D'abord on riait comme des tordus, et on se parlait, et on s'échangeait des objets non identifiables, on était beaucoup plus jeunes, le khol dégoulinait sur nos dock martens et nos pull noirs aux manches trop longues. Cette attente devant les portes du salon du livre n'avait pas la même odeur, la plupart des inaugurateurs faisaient franchement la gueule, les femmes (très maquillées) soupiraient en téléphonant à leur mari absent tandis que d'autres apprenaient le programme par coeur. Certains poussaient, d'autres tentaient de soudoyer les organisateurs moins baraques que les videurs d'un concert, le seule point commun entre les visiteurs du salon du livre de Paris et les fans des Cures étant la couleur des vêtements : Noir.
Après un certain temps, la foule s'est précipitée vers les petits fours, quelle ardeur! Je me suis souvenue les barrières du premier rang, les cris et les évanouissements, on se serait cru au parc des princes. Mais non, pas d'artistes en vue si ce n'étaient quelques auteurs anonymes comme moi, de ceux qui n'avaient pas osé demander un badge pour entrer du côté des professionnels.
Eh, avez-vous vu comment que j'écris et que je parle depuis que je suis allée au salon? Pas mal non? J'ai décidé de parler bien, surtout après avoir répété le mot "vachement" cinquante fois (je ne sais pas pourquoi, ce week nd, j'ai pas arreté de dire "vachement", c'était peut-être inconsciemment pour me démarquer ou pour justifier mes collants à fleurs, pour qu'on fasse le rapport entre les vaches et les fleurs naissantes sur mes jambes). Bref, j'ai décidé de faire des efforts et de parler bien, de parler "salon" en articulant comme si un micro de radio pendait au dessus de ma tête.
Non, je rigole. C'était plutôt sympa cette inauguration.
Une auteure que je n'avais jamais vu qu'en photo m'a demandé si j'avais des retours de la presse, quel soulagement quand elle a su qu'elle n'était pas la seule sans retour, puis elle m'a expliqué l'importance pour elle de recevoir des critiques de professionnels, que le nombre de lecteurs lui importait moins que la reconnaissance dans le métier. Je lui ai répondu que pour moi, c'était exactement le contraire. Je voulais être lue, c'est tout ce que j'esperais.
J'ai croisé aussi une éditrice extérieure avec qui je facebookise, mais on n'a pas réussi à se parler en vrai, j'ai rencontré une auteure qui considère que l'anxiété peut-être sujet à création. J'ai croisé la barbe naissante d'un écrivain et la loquacité d'une comédienne devenue auteure. Et puis d'autres, tellement d'autres que j'ai préféré partir. Ma grand-mère m'hébergeait, je ne voulais pas arriver chez elle trop pompette et en retard.
Bientôt, le prochain épisode!

jeudi 12 mars 2009

S'il n'y avait pas les blogs...

Avant d'écrire et surtout, avant d'être éditée, et surtout surtout, avant que mon livre ne paraisse, j'imaginais l'auteur accompagné, flirtant avec une assurance démesurée et un regard sur le monde à la fois distant et concerné, un petit carnet à la main et plein d'amis dans la poche. Je le voyais avec son éditeur, recevoir les louanges avec délectation, et ignorer les remontrances. Je l'imaginais avec sa femme ou son homme, parlant littérature et soupirant devant sa boite à lettres débordante de courrier... Non, j'exagère! Je n'imaginais pas l'auteur ainsi. Mais tout de même, je le voyais assez sûr de lui et de son talent, et je voyais autour de lui un éditeur, quelques copains aux aguets, une fête et des petits fours, quelques journalistes même des plus modestes à l'affut.
Depuis quelques mois je savais que ce n'était pas ainsi, que seuls les films racontent un éditeur au chevet de son auteur dépressif et le supplie d'écrire pour sauver sa boite à coups de billets et de bouteilles de champagne. Je le savais et finalement ce n'était pas pour me déplaire, je ne suis pas très forte en jeu de société. En attendant, je corrigeais avec Emilie, je suis allée signer pour le service de presse, j'ai écrit "D'où je suis, je vois la lune" et c'est seulement à la sortie du livre que j'ai réalisé comme j'étais encore loin de la réalité.
Attention, ne prenez pas mes états d'âme pour une plainte! j'ai la chance d'être éditée dans une maison d'édition où l'auteur est aimé et respecté, j'adore ma maison d'édition et un jour, plus tard, je vous raconterai pourquoi et comment je sais quelle chance j'ai.
Mais la réalité du ressenti est là, elle m'appartient et personne n'y peut rien. Et d'ailleurs, pour moi, ce sentiment est passé très vite, c'était juste l'histoire de quelques jours.
En fait, les jours qui suivent la sortie, on interet à avoir quelque chose à faire, par exemple, je sais pas moi : tomber amoureuse d'un très beau caissier de la Fnac de Nantes (où on va chaque jour compter les livres restant sur la pile), mais c'est trop tard, le très beau caissier de la Fnac de Nantes et ses grands yeux noirs et son sourire vrai, il n'était là que l'été dernier et je n'ai pas osé lui parler... On peut aussi trouver d'autres occupations : Tiens, faire un enfant par exemple, avec son chéri légal qu'est pas mal non plus, et ne plus penser au joli caissier, ni à son gilet vert, ni au livre qui vient de sortir... Ou je sais pas moi : on peut aussi décider de créer un blog et de fermer les yeux en se laissant bercer dans la toile, toile, toile d'araignée.
Finalement, je crois, non je suis sûre, c'est la plus belle solution que j'ai trouvée!
Merci les filles, merci Sylire pour ta toute nouvelle chronique et ton regard curieux (absolument pas indiscret), merci Nath (tu es une web-attachée de presse hors pair), merci Clarabel pour ta sensibilité, merci Lutecewoman pour tes non vituels "Je t'embrasse", merci Estelle pour la façon dont tu suis l'histoire depui le début, merci Lily pour ce premier billet qui m'a fait pleurer (repose-toi bien ce week-end), merci Cath pour ton interet tout particulier à Raymond et aux chiens batards les plus géniaux qui existent, merci deuxième Cath pour tes questions qui m'obligent à chercher des réponses, et Venise pour la chaleur de tes mots qui fait fondre la neige, et Aifelle je t'avoue que j'avais un peu peur de ta chronique, tu me paraissais assez exigeante (je me trompe?), et Fanny et ta façon de dire oui à Ninon, et Antigone bien sûr, plus rentre-dedans, un peu impressionante pour moi mais finalement toujours là pour un petit mot gentil ou un conseil (même technique!), et à Marie pour ta fraicheur et ton attachement à l'ojet "livre", et à Maman célib MC plutôt que ML mais un grand point en commun quand même, et toutes les autres, et ceux qui passent sans oser laisser un mot, et les quelques gars aussi...

Je pars pour Paris pour l'inauguration du salon ce soir à 19H00, puis demain une interview pour le site Confidentielles puis samedi les dédicaces et une interview pour la magazine des livres.
A tout bientôt!

mercredi 11 mars 2009

L'interview France bleu

La voici, la voilà... Ma première interview par téléphone.Désolée, je ne sais pas comment faire pour que ça ne se mette pas automatiquement en marche! J'ai essayé la méthode d'Antigone, ça ne marche pas avec moi...


Découvrez !

C'est qui qui?

Je serai au stand Stock (N45 je crois) de 11H à 13H SAMEDI 14 au salon du livre de Paris. Ce sera tranquille, très tranquille (je n'ai en commun avec Marc Levy que les initiales) on aura tout le temps de se parler... C'est qui qui vient?
Si je ne suis pas indiquée sur les tableaux, pas d'inquietude, c'est normal !

mardi 10 mars 2009

Le point de vue d'un enfant

Je sais bien que vous avez des doutes. Parce que j'ai emprunté les mots d'un enfant, vous n'osez pas, vous vous demandez si Dis oui, Ninon n'est pas un amas de niaiseries ou d'invraisemblance, ou pire encore, de nostalgie des années 80 sur fond de souvenirs larmoyants. Oh que je vous comprends! Moi aussi j'ai ces doutes quand j'ouvre un livre où le point de vue est celui d'un enfant. Surtout après avoir adoré "La vie devant soi" de Romain Gary, je ne peux être que déçue. Moi même, ouvrirais-je Dis oui, Ninon à votre place?
Venise a écrit une chronique et donne ses réponses et ses doutes sur ce sujet, j'aime beaucoup sa façon de dire les choses, de raconter l'histoire de sa lecture comme on écrit un livre. C'est frais, c'est drôle, c'est Quebecois!

lundi 9 mars 2009

Mes cervicales m'ont dit : Arrête! Et pour me le faire comprendre, elles m'ont foutu le tournis, pire que la raclée. C'est parce que j'écris d'un seul doigt d'une seule main, et que je baisse la tête pour vérifier les touches en croisant les jambes sur le côté. Heureusement mon chéri a une grande qualité : il est ostéopathe. Et il en a d'autres aussi (des qualités) mais là c'est secret défense, je garde tout pour moi, le pire et le meilleur.
J'espère qu'il y aura quelques articles d'ici peu, on sait jamais, je croise les doigts, je touche du bois, je crache et je répète cacadechien cacadechien cacadechien (comme dit mon petit garçon pour éviter le mot) et je regarde le ciel en priant comme quand j'étais enfant sous mon vélux et je ne caresse plus mon chat noir (il est mort, c'est plus facile) et je ne chante pas non plus, il parait qu'il ne faut pas montrer sa joie, on risquerait de nous la voler... J'exagère un peu, je fais mon intéressante quoi! C'est à cause de mes vertiges de cervicales et aussi à cause de Nath et d'Aifelle ... Leurs petits mots m'ont donné une exagérationnite aigue que j'ai du mal à soigner.
Si vous connaissez des méthodes douces ou plus radicales pour me soigner, faîtes m'en part! (je continue d'ajouter les phrases-questions spéciales commentaires) et deuxième phrase-question : Avez-vous des problèmes de cericales à cause de l'ordinateur?
Et dernière phrase-question : Avec combien de doigts tapez-vous? (sur les touches)

samedi 7 mars 2009

Avant, pendant, après...

Après un concert, des spectateurs timides viennent traîner autour de la scène et dire qu'ils ont aimé ou qu'une chanson les a émus, parfois ils posent une question, souvent j'en vois qui hésitent, qui s'approchent et s'en vont avant d'avoir fait un signe, ils se disent sûrement : Les artistes n'ont pas besoin d'entendre que j'ai été touché, et puis de toute façon, je ne dirai rien qu'ils ne sachent pas déjà.
S'ils n'ont pas apprécié, ou s'ils se sont endormis, ils hésitent, ils se disent sûrement : Les artistes sont des êtres fragiles, je ne peux pas les blesser après un concert où ils ont tout donné. Mais toujours, il y en a quelques uns qui s'accoudent au plancher de la scène, qui cherchent leurs mots, qui veulent un Cd.... Ceux-là donnent un sens à ce qu'on vient de proposer et même si on trouve que le deuxième set était mou, qu'au premier la voix n'était pas chaude et qu'au dernier on a avalé ses mots, il y a la petite lumière ou le trouble dans les yeux de celui qui s'en va pou dire si oui ou non le concert était réussi.
Quand un livre paraît, l'auteur ne sait rien. Qui achète? Qui aime? Qui feuillète? Qui referme? Qui sourit? Qui oublie le livre sur une pile déjà haute? Qui commence sans finir? Qui lit d'une traite? Qui éclate de rire sans savoir pourquoi? Qui fait une mine dégoutée? Qui se souvient de lui même?
Pour moi, c'est la première fois que je ne croise pas le regard de celui qui reçoit. J'essaie d'imaginer et c'est flou. Comme dans ce monde que mon petit garçon a inventé : Le monde de la langue floue où chacun imagine tout ce qu'il ne peut pas voir.
Hier j'ai répondu à une interview téléphonique, je n'avais rien préparé et j'aurais dû! Le journaliste parlait bien, articulait, j'ai essayé de faire pareil mais ça faisait présentatrice météo alors j'ai arrêté mais mon accent de provinciale zozotante a pris le dessus alors j'ai tenté d'avoir l'air cool mais ça sonnait étudiante après une nuit blanche, j'ai voulu être moi même et ça a donné un mélange de tout ça, un remix de toutes mes tendances. Je ne sais pas si je vous le ferai écouter! Sauf si vous insistez... (J'ai décidé de diséminer mine de rien des phrases comme celle-ci dans mes billets, pour que vous soyez obligés de poster des commentaires!)